Alimentation Produits Vente

Alimentation Produits Vente

Interview de Mme Bahr Barbara de la ferme "Earl de chèrevie"
Le problème il y en a un et il est énorme est LA RENTABILITÉ au bout de 10 ans nous ne sommes pas sures de continuer car nous élevons nos volailles dans les meilleurs conditions possibles : alimentation, mais aussi durée : 120 à 150 jours et race : pas du blanc trop rapide et pas bon, donc nous produisons du rouge. D'un autre coté cela nous permet d'indiquer à nos clients que ce n'est pas des granulés ou des produits avec OGM. De ce fait nous avons des coûts de production élevés, cela prend beaucoup de temps : nourrir, abattage vente, la main d'oeuvre est élevée également Nous écoulons notre production essentiellement dans le département 89 lors des marchés et des ouvertures à la ferme ainsi qu'aux clients de passage. Depuis ces dernières années, comment avez vous vu évoluer les pratiques de la vente en direct ? Nous sommes en constante évolution depuis 10 ans et ca c'est énorme malgré la concurrence.
 
Une démarche globale
J'ai la volonté, à mon échelle, de recréer un vrai lien entre la production et les consommateurs ; je pense qu'un bon nombre de personnes sont perdues par des méthodes de vente offensives et des filières trop complexes : Comment en vouloir à quelqu'un qui milite pour le bien être animal et qui, dans le même temps, achète des volailles de 32 jours au supermarché ? - Il y a le problème financier : personnellement, je trouve que la vie est chère mais qu'il faut, et faudra, consacrer une plus grosse partie de son budget à son alimentation. ça compte quand même !!! - Il y a aussi l'obscurité sur la traçabilité des produits (origine, certification douteuse.
 
AB = Agriculture Bio ou Agro Business
Ensuite, et pour ne pas se tromper sur la bio de demain, il faut savoir que certains labels sont de qualité et assure une alimentation de producteur 100% Bio, comme les labels « Biocohérence », Nature&Progrès et Déméter en Biodynamie, qui ont des cahiers des charges très stricts, avec un volet éthique et social. Et que dire des traitements effectués sur ces pommes bio « industrielles », qui peuvent avoisiner les 90 passages/an ! Certes les produits utilisés sont en règle puisqu'ils sont autorisés au cahier des charges bio, mais est-ce vraiment cette agriculture biologique-là que nous souhaitons voir demain ? C'est à mon sens une catastrophe écologique (traitements massifs, pesticides utilisés, etc. Les prix à la vente n'ont plus alors qu'à parler ! Alors que nous parlons de la loi sur l'eau et de la protection de nos nappes, ces vergers, par leur forte densité arbres/ha, demandent des arrosages très importants. Soyons responsable par le coeur et non par intérêt? En conclusion, pour guider au mieux nos consommateurs, je leur conseille d'abord de se tourner vers des productions locales comme la vente directe à la ferme, les marchés de producteurs, les AMAP, etc.
 
Et le bilan carbone ?
Consommer des produits qui ne nécessitent pas de transports lointains, c'est réduire l'impact de notre alimentation sur la planète. La consommation des produits locaux met en place un mécanisme simple "production > récolte > vente > consommation". Consommer local, c'est aussi aider les fermiers à élargir leurs activité de vente en direct.
 
 
Nos produits
Les lapins sont élevés à l'ancienne en clapiers et avec une alimentation à base de céréales foin paille et légumes. Nos produits Toute l'année, au fil des saisons, des produits authentiques : volailles, agneaux, cochons de lait, lapins, foie gras maison, champignons, fromages. Notre production de produits fermiers est en vente directe à la ferme ou sur les marchés. Tous nos produits servent aussi à l'élaboration des repas de la ferme auberge ainsi que les légumes du jardin.