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Présentation de la société

Notre domaine est composé de 24 hectares de vignes A.O.C. soit une production annuelle de 1 200 hectolitres environ (3/4 en vin blanc de Savoie, ¼ en vin rouge de Savoie) 180 000 bouteilles environ sont vendues chaque année dont 60 % en restauration et 40 % en vente directe au caveau.

Le vignoble savoyard sur la commune de Chignin était détenu par des nobles jusqu'après la guerre 1914/1918. Cette guerre ayant décimé la jeunesse, les propriétaires de vignes soumis également à une pression fiscale se sont séparés de leurs biens fonciers bâtis et viticoles. Les ventes se sont effectuées en petits lots afin que les acheteurs qui n'étaient autres que des fermiers ou des salariés puissent payer leurs acquisitions (les gens vivaient pauvrement). Ainsi, des grands domaines sont devenus des petites parcelles qui se sont encore réduites par la suite à cause des partages. Mes grands-parents ont fait partie de ces acquéreurs vers les années 1930.

Mon père, André, a pris la suite prématurément vers les années 1944 n'ayant sur la petite propriété de polyculture que sa maman veuve depuis déjà plus de 10 ans. Vers 1960 commença la mise en bouteilles après avoir travaillé avec des ventes directes en fûts aux cafetiers.

Il faut dire qu'en Savoie, la viticulture bénéficiait de l'appellation V.D.Q.S. puis accédait à l'A.O.C en 1976. Mon père a toujours milité pour cette orientation de qualité et de protection de terroirs, les vins de Savoie ayant une réputation ancestrale :

« Victor Emmanuel II, voyageant en Savoie, goûta, chez le baron de Buttet, ce vin de Torméry (Grand-Reboussan), qui est fort réputé, le trouva à son goût et ordonna que le reste de la bouteille lui fût réservé pour le lendemain. Or, le jour suivant, le vin avait perdu de son éclat. Buttet, dit le roi, votre vin est parfait, mais il a le défaut de plomber le lendemain. ? Il se peut, Sire, répondit le baron, mais je l'ignorais ; jamais un Savoyard n'employa deux jours à vider une bouteille. » Henry BORDEAUX cité dans « CHIGNIN-EN-SAVOIE » de l'Abbé Antoine Cartier 1938.

Le tourisme fort de son développement il y a 40 ans a apporté une part de réussite, l'hôtellerie étant la plus belle des vitrines.

L'extension des caves et du vignoble est faite en 1976 avec ma venue sur la propriété, muni d'un diplôme de Technicien Supérieur en viticulture et oenologie de Beaune. Nous avons alors créé un GAEC Père Fils.

Un nouvel agrandissement s'est fait 20 ans plus tard et le GAEC s'est transformé en EARL, mes parents ayant pris leur retraite.

Soucieux d'élaborer des vins de caractère et pour mettre en valeur le terroir, mais surtout pour le révéler, le domaine conduit une viticulture soucieuse des équilibres naturels et de l'activité biologique du sol. Il est certifié depuis 2004 en viticulture raisonnée.




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